
Peinture : Saint François d'Assise, le Saint aux OiseauxREGARDS SUR LA COLOMBE
Légère, gracile, elle joue l'équilibriste
Gracieuse sous son plumage fin et lisse,
Piétine délicatement le pré
De ses jolis ergots courbés
Gonfle son poitrail comme un soufflet de forge
Répond à vos paroles en roucoulant à pleine gorge
Vous surprendrez à l'aurore
Enfoui dans l'aile, ce corps de plumes charmant
Figé, silencieux, au duvet chaud et soyeux
Elle vous regarde, vous scrute et vous surveille
Ce corps tout chaud, au moindre son, il se réveille
La colombe charmante a renversé les coeurs
Devant la porte au petit jour, la Demoiselle vous repère
Tirant sa tête au gauche, à droite, en avant, en arrière
Sa tête est vive, chercheuse, animée
Essayez donc de lui parler
Frimousse inclinée, à l'écoute, fureteuse,
Vous charmera par des ripostes mélodieuses
Rou.. rou.......
Vous la contemplerez, l'adorerez
Vous comblera de sa beauté
Et de surprises expressives
Ses vaporeux envols vous séduisent
Voilées de plumes soyeuses et veloutées
La Fine Blanche à l'Aube se réveille
Soulève allégrement ses ailes avec souplesse
Détend son corps avec sûreté et hardiesse
La Belle lève sa première patte aux griffes séduisantes
De même un ballerine, l'étire derrière elle
Comme une danseuse étoile innocente
Déplie sa jambe pourpre sous son aile
Compose semblables Pantomimes
Avec son autre membre, d'une élégance rarissime.
Pour clore la séance
Soulève ses ailerons
Dotée d'application
Et grande aisance
Devant un tel théâtre
Je suis saisie et fascinée
Angéline s'est réveillé
Elle commence à voltiger et picorer
Offrez-lui une musique
D'un coup sec elle réplique
Elle vole, vole inlassablement
Tourne en rond, se pose comme un avion
Ricane, piétine ses déjections
Décolle sa silhouette parfaite
La belle Oiselle, la gracieuse poulette
Dans son envol, siffle des ailes
Geint comme la tourterelle
Le mâle court, sautille derrière les Demoiselles
Exécute révérences et battements d'ailes
Commande à coups de bec la jouvencelle
Domine commun un coq, fait du zèle
Hin hin hin.....hi..............n
Angéline repose sur le muret
Sous le soleil, écoute les oiseaux
Ecarte le haut des ailes, regarde vers le ciel
Thorax bombé pour parader
Comment devant la scène ne pas craquer !
Là-haut perchée
La noble domine
Ondule sa tête comme un canard
Quelle jolie mine
Scrute en haut
Epie en bas
Rapides regards
Je voudrais l'embrasser
Sur son poitrail bombé
Alors, de mes mains
Adroitement je la tiens
"Quel est ce Géant
Qui me prend ?"
Mes joues frôlent ce corps de rêve
Tendre, doux et tiède
Je la regarde dans les yeux
Ces petites perles ovales et noires
Dominent son joli bec arqué
Je fais câlin sur son duvet pulpeux
J'ouvre mes mains
De la prison je lui mets fin
Se perche sur mes doigts
S'envole sur le toit
Mime des rires moqueurs
Comme un oiseau railleur
Sous le soleil et l'eau on fait toilette
Le corps couché, hissant les ailes, on fait trempette
Riches et longs instants de tendresse
Fascination, délicatesse
Le soir tombé vous la voyez bailler
Ouvrir son long clapet à l'intérieur rosé
De tout son poids, sur les ergots
Gonfle les plumes de son dos
Tire ses ailerons
Des gémissements émanent de son gorgeon
Co... co.... co....
L'heure sonnée
La fine s'est endormie
Le bec pointu dans un jabot gonflé
Tête engoncée dans un plumage feuilleté
Corps relaxé dans son beau nid
La belle, quand on lui parle
Avant d'éteindre la lumière
Elle gémit
Elle est exquise dans la nuit
Joli Pigeon qui nous séduit
C'est un Trésor
Qui s'endort.
LES PRINCES DU CIEL, DU VENT, ET DE LA TERRE
Du haut de leur domaine, ils dominent ici
Dans leur dessein, peuplade et dynastie
Sous les nuages, affrontent les courants
Duvet flottant à la croisée des vents
Mille plumes à la voilure
Fendent l’air dans la grâce
Planent dans l’éther
Liant l’ allure
Ils tracent dans l’espace
D’élégantes figures
Ecartés de la Terre
Trônent l’immensité
Bien loin des densités
Indomptables oiseaux
A l’invincible beauté
Réveillent l’humanité
Ses yeux, sa raison
Son rêve ou sa mission
Contemplez-les
Ces cœurs pacifiques
Dans les hauteurs de l’atmosphère
Les escadrons avancent
Sur les baies immenses
Scènes pathétiques
Au parc du Marquenterre.
Escales authentiques
Dans la baie Somme
Moments idylliques
Destinés à l’homme
Le cortège de grues
Aux cris enchevêtrés
Approche les bocages
Les rus et marécages
Le butor étoilé
Sous les roseaux touffus
Protège sa nichée
Des oiseaux à l’affût
Dans les forêts de France
Quand le faucon trame son nid
Les oies survolent la Roumanie
Pour engendrer en Sibérie
Et recréer la transhumance
Des rivages du Danube
aux garrigues de Provence
Des étangs au marais, ils incubent
Le condor du Tibet
A la plume impériale
Sur les rochers dévale
Avec habileté
La mer nacrée du Nord
Cadence ses marées
Où goélands s’invitent
Aux poissonneries du port
En litanies mêlées
Toisent les crustacées
Que les pêcheurs héritent
A bâbord ou à tribord
A toute volée
Les mouettes bavardent
Dans les grands vents marins
Et rumeurs de la mer
A hauteur de l’écume
Des crêtes et de l’embrun
Arguant l’éternité
L’espace et l’Univers
Elles chantent leur âme
Sur les Eaux de cocagne
Quand retombe la lame
L’écho des cris s’éloigne
Sur les dunes boisées
et les rochers s’attardent
Où coule l’eau iodée
Lissant la plume
Dans la harde
Mercredi 19 septembre 2007
Violet en Conception
Le crépuscule descend
De violets nuages
voyagent sur la dune.
Leur beauté révèle
des secrets derrière le voile.
Ils semblent me dire
qu’ au-dessus de la voûte
l’Univers est encore
Beaucoup plus souverain
Devant moi se dresse,
un ravissant jardin
recélant une essence
de couleur mauve,
inondant la corolle des fleurs.
Des lilas exhalent
un parfum enivrant.
Près d'un mur,
de violines lueurs
oscillent dans les veines
de petits iris
parcourant les pavés
de pierre polie
Séraphique allégorie du paradis.
Au seuil du jardin,
pendent de jolis fruits
aux tons pourpres
et violets amalgamés,
enluminant la chair des prunes.
Les couleurs violacées
coulent et lavent
les veines des fragments de vie,
comme un savon entraînant les scories.
Les violets regorgent de pureté,
évoquant la douceur et l'extase.
Je cogite,
Pénètre dans les fouilles
Délirantes de mes pensées,
dans les profondeurs
de l’axiome,
où la compréhension
cherche à s'éclaircir.
Je ressasse en songeant
à la cause
de l'infini mouvement
des particules
qui dansent la farandole
dans l'ordre cosmographique.
Corpuscules traçant
La future naissance des nuances,
De violines et de mauve,
Lilas et lie-de-vin
Elles s'incorporent
dans la cadence et la mesure.
Le nombre de leurs vibrations à la seconde
Engendre la différence de leur couleur
Au terme de leurs ballets d'union,
enfantent les fréquences
que nous baptisons violet...
Résultante du manège parcouru.
L'incalculable alliance
de l'originel grain en fusion,
à la croisée
des bleus et des grenats.
Le monde l’appelle
l'apanage du triangle.
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GEOMETRIE DES COMMUNIONS
La discipline des approches
Parlez-moi, J'effleurerai votre armature,
Je devinerai votre nature.
Si je me trompe,
Je corrigerai mon empressement.
J'établirai des interludes de réflexion.
Si mes pensées sont bien fondées,
Je laisserai encore le temps,
Le temps d'écouter, de recevoir,
se mettre en harmonie
Intermède où se découvrent deux esprits
Si l'aversion doit l'emporter,
Nos mondes ne devront pas s'amalgamer.
Le détachement ,la tolérance, oscilleront
Dans la justice inévitable des relations.
Si l'attraction triomphe et me distrait
Je penserai, cogiterai et songerai
A établir un échiquier de la fusion.
Me direz-vous, Naturelle sera la connexion
Mais avec vous, j'aspirerai anticiper la conception
Si ma nature consentira la vôtre,
Et mon humeur adoptera vos attitudes,
Si mes silences épouseront vos discrétions
Je laisserai le temps, le naturel et le déclique
Sonner le verdict des atomes identiques
Ou des contraires sympathiques.
L’âme et l’écriture
Sur papyrus ou parchemin
Papier chiffon, papier de bois
Traduit la joie et les chagrins
Réconcilie raison et foi
Scelle les rêves et ses épreuves
Peint ses aveux ou son destin
Dans le silence, elle s’abreuve
De l’état d’âme de l’humain
Signe l’extase et les souffrances
Par les formules et le jargon,
A parcouru bien des séances
Dans les mémoires et la fiction
Larguant les mots de ses essais
Court le pinceau du romancier
Sur le papier, dans le labeur
Sonne l’écho du rapporteur
Indices dans l’histoire
Synthèses du philosophe
Le sceau du théosophe
Jaunis dans les armoires
Les notes qui s’aiment de Mozart
Demeurent ancrées dans les grimoires
Vieillies dans les livrets
Conservés à jamais
De la lumière choit la stance
L’amour de l’écriture
La soif de répandre
Les scènes de romance
L’envie de faire comprendre
L’ allure de l’aventure
Les termes en assonance
File la griffe du poète
Du recueillement, jaillit la scène
Répand les mots à toute halène
Le verbe et l’épithète
Consonne en élégance
Voyelle dans la cadence
L’âme déballe les belles-lettres
Elle lie les mots dans la mesure,
L’écho des rimes
Jusqu’à l’infime
Pour savourer et pour admettre
La renommée de l’écriture
Oblique ou verticale
Classique ou dessinée
Reliée ou détachée
Le trait de l’écriture
Dans la littérature
Prouve l’ardeur
Du créateur
Un panacée à l’heure du spleen
Le thérapeute l’entérine
Un interlude pour le répit
Un baume vers le zen
Le néophyte l’accomplit
L’issue en est sereine
Du temps passé
Jusqu’à nos jours
Les mots gravés
Demeurent toujours
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