20 mai 2010

EAU EN OSMOSE


Sens-tu glisser l'eau sur le caillou,
Claqueter la pluie sur la charmille
Alterner les gouttes sur les joues
Chuter en trombe comme des billes ?


Elles dévalent des voûtes du ciel
Battues par les vents, giclent sur la plaine
Sur le sol aride, elles ruissellent
Nourrissent l'ovule des innombrables graines.


Giboulées d'Avril tombent nacrées
Se mêlent aux claires fleurs des rameaux
Dansent dans le vent et la houle
Toquent, roulent en boule
Forgent une nappe de micros sphères givrées
Et dans l'antichambre de la mutation en eau
Liquéfient leur glace sur la terre battue
Puis figent derrière elles un ciel gris, plein et nu.


Gouttes d'eau douce de fine averse
Dégringolent sur l'étang,
Sur les monts, le soleil perce
L'arc en ciel en portique géant.


Allons songer
vers l'eau en osmose ,………….


Les fougères arborent leurs crosses
Martelées par l'eau mère de la pluie.
D'autre ,jetteront leurs spores
dans le sol humide,
Germeront, et couveront leur embryon
à l'abri de la mousse et des feuillus


La manne descend du ciel
et abreuve l'origine vivante.
La tourbe flotte sur le marécage,
entre la boue et l'iris à peine éclos.


La pluie tombe à l'infini.
Les gouttes translucides
enfantées des nuages,
chutent sur l'étang en manège enchanté,
cascade de rondeurs dansantes,
limpides et vitrées.
Ces minuscules perles ricochent,
émettent des cercles infinis,
élancés par les ondes
sur l'aquatique surface,
puis, vont mourir
vers les tiges cannelées des prêles,
au sein de la complainte enchevêtrée
des sautillantes grenouilles.

La pluie a cessé de battre.
Un calme se lève.
L'air ambiant ferme ses rideaux
pour une autre scène.

Le soleil irradie
et réchauffe la flore,
trempée du pédoncule
aux pétales ramollies d'eau pluviale.


Sur l'étang,
brillent de petites lentilles d'eau.
Collées les unes contre les autres,
elles forment un chatoyant napperon vert.
Non loin de la verdoyante dentelle,
baignent de hautes tiges
filiformes et fuselées.
Elles tanguent sous l'eau sombre,
Entre pétales et racines.


Sur les rives,
Se dressent de grandes tiges
à l'allure de roseaux.
Les cannes tanguent dans la brise,
et leurs reflets dans l'eau
se mêlent aux nuages.


Plus loin,
Parmi les pâturages
peuplés de laiterons et de pâquerettes,
une tranchée sinueuse
offre son ruisseau limpide
à des centaines de lieux,
où se disséminent
petits galets et pierres polies,
et où s'abreuvent les oiseaux,
le cresson, les joncs naissants,
au gré de la mélodie des ondes.


On pénètre dans les forêts de marais
peuplés d'arums verdâtres.
Ils se parent de belles crosses brunes.
Le plantain élève ses longues tiges,
dressant ses fleurs isolées et fines.
Les végétaux macèrent
dans l'eau dormante.


La terre entrelacée
de gorges d'eau stagnante,
et d'humus,
fait réceptacle aux premiers insectes volants
de la forêt d'avril.
Les oeufs de grenouilles
trempent dans la vase
avant l'éclore et de quitter l'étang,
de coasser dans l'herbe
et la jonchère.

Les rainettes vertes
se dorent au soleil sur les nénuphars
et dans les tiges des grandes herbes.
En un éclair,
plongent souples et légères,
glissantes, rapides,
et insaisissables.

Non loin d'ici,
coule une rivière tranquille,
et remonte ses poissons d'argent
du fin fond de l'hiver.


Sur la grève,
les saules et les aulnes,
annoncent la sève
en un port feuillu naissant,
émeraude et tendre.
Ils reflètent dans l'onde
l'ouverture du printemps,
dans l'osmose des pluies
et des flots de la rive.


Balancés par les vagues,
canards colverts et poules d'eau
nagent, culbutent, et plongent,
chantent leurs amours.
Femelles et mâles
se relaient pour couver leurs nids,
flottant à l'entrée des roseaux.


Une barque passe en silence,
dans la cadence de la rame
caressant les vagues...

Les chattons flottent sur l’eau,
Dans le reflet du ciel
et la cadence des ondes.

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LES PRINCES DU CIEL, DU VENT, ET DE LA TERRE

Du haut de leur domaine, ils dominent ici
Dans leur dessein, peuplade et dynastie
Sous les nuages, affrontent les courants
Duvet flottant à la croisée des vents

Mille plumes à la voilure
Fendent l’air dans la grâce
Planent dans l’éther
Liant l’ allure
Ils tracent dans l’espace
D’élégantes figures
Ecartés de la Terre
Trônent l’immensité
Bien loin des densités

Indomptables oiseaux
A l’invincible beauté
Réveillent l’humanité
Ses yeux, sa raison
Son rêve ou sa mission

Contemplez-les
Ces cœurs pacifiques
Dans les hauteurs de l’atmosphère
Les escadrons avancent
Sur les baies immenses
Scènes pathétiques
Au parc du Marquenterre.
Escales authentiques
Dans la baie Somme
Moments idylliques
Destinés à l’homme

Le cortège de grues
Aux cris enchevêtrés
Approche les bocages
Les rus et marécages
Le butor étoilé
Sous les roseaux touffus
Protège sa nichée
Des oiseaux à l’affût

Dans les forêts de France
Quand le faucon trame son nid
Les oies survolent la Roumanie
Pour engendrer en Sibérie
Et recréer la transhumance
Des rivages du Danube
aux garrigues de Provence
Des étangs au marais, ils incubent

Le condor du Tibet
A la plume impériale
Sur les rochers dévale
Avec habileté

La mer nacrée du Nord
Cadence ses marées
Où goélands s’invitent
Aux poissonneries du port
En litanies mêlées
Toisent les crustacées
Que les pêcheurs héritent
A bâbord ou à tribord
A toute volée

Les mouettes bavardent
Dans les grands vents marins
Et rumeurs de la mer
A hauteur de l’écume
Des crêtes et de l’embrun
Arguant l’éternité
L’espace et l’Univers
Elles chantent leur âme
Sur les Eaux de cocagne
Quand retombe la lame
L’écho des cris s’éloigne
Sur les dunes boisées
et les rochers s’attardent
Où coule l’eau iodée
Lissant la plume
Dans la harde





Mercredi 19 septembre 2007

Violet en Conception


Le crépuscule descend
De violets nuages
voyagent sur la dune.
Leur beauté révèle
des secrets derrière le voile.
Ils semblent me dire
qu’ au-dessus de la voûte
l’Univers est encore
Beaucoup plus souverain
Devant moi se dresse,
un ravissant jardin
recélant une essence
de couleur mauve,
inondant la corolle des fleurs.
Des lilas exhalent
un parfum enivrant.


Près d'un mur,
de violines lueurs
oscillent dans les veines
de petits iris
parcourant les pavés
de pierre polie
Séraphique allégorie du paradis.
Au seuil du jardin,
pendent de jolis fruits
aux tons pourpres
et violets amalgamés,
enluminant la chair des prunes.
Les couleurs violacées
coulent et lavent
les veines des fragments de vie,
comme un savon entraînant les scories.
Les violets regorgent de pureté,
évoquant la douceur et l'extase.





Je cogite,
Pénètre dans les fouilles
Délirantes de mes pensées,
dans les profondeurs
de l’axiome,
où la compréhension
cherche à s'éclaircir.

Je ressasse en songeant
à la cause
de l'infini mouvement
des particules
qui dansent la farandole
dans l'ordre cosmographique.


Corpuscules traçant
La future naissance des nuances,
De violines et de mauve,
Lilas et lie-de-vin


Elles s'incorporent
dans la cadence et la mesure.
Le nombre de leurs vibrations à la seconde
Engendre la différence de leur couleur
Au terme de leurs ballets d'union,
enfantent les fréquences
que nous baptisons violet...
Résultante du manège parcouru.


L'incalculable alliance
de l'originel grain en fusion,
à la croisée
des bleus et des grenats.
Le monde l’appelle
l'apanage du triangle.



Archives du blog

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GEOMETRIE DES COMMUNIONS


La discipline des approches



Parlez-moi, J'effleurerai votre armature,

Je devinerai votre nature.
Si je me trompe,
Je corrigerai mon empressement.
J'établirai des interludes de réflexion.
Si mes pensées sont bien fondées,
Je laisserai encore le temps,
Le temps d'écouter, de recevoir,
se mettre en harmonie
Intermède où se découvrent deux esprits
Si l'aversion doit l'emporter,
Nos mondes ne devront pas s'amalgamer.
Le détachement ,la tolérance, oscilleront
Dans la justice inévitable des relations.
Si l'attraction triomphe et me distrait
Je penserai, cogiterai et songerai
A établir un échiquier de la fusion.
Me direz-vous, Naturelle sera la connexion
Mais avec vous, j'aspirerai anticiper la conception
Si ma nature consentira la vôtre,
Et mon humeur adoptera vos attitudes,
Si mes silences épouseront vos discrétions
Je laisserai le temps, le naturel et le déclique
Sonner le verdict des atomes identiques
Ou des contraires sympathiques.




L’âme et l’écriture

Sur papyrus ou parchemin
Papier chiffon, papier de bois
Traduit la joie et les chagrins
Réconcilie raison et foi

Scelle les rêves et ses épreuves
Peint ses aveux ou son destin
Dans le silence, elle s’abreuve
De l’état d’âme de l’humain

Signe l’extase et les souffrances
Par les formules et le jargon,
A parcouru bien des séances
Dans les mémoires et la fiction

Larguant les mots de ses essais
Court le pinceau du romancier
Sur le papier, dans le labeur
Sonne l’écho du rapporteur

Indices dans l’histoire
Synthèses du philosophe
Le sceau du théosophe
Jaunis dans les armoires
Les notes qui s’aiment de Mozart
Demeurent ancrées dans les grimoires
Vieillies dans les livrets
Conservés à jamais

De la lumière choit la stance
L’amour de l’écriture
La soif de répandre
Les scènes de romance
L’envie de faire comprendre
L’ allure de l’aventure
Les termes en assonance

File la griffe du poète
Du recueillement, jaillit la scène
Répand les mots à toute halène
Le verbe et l’épithète
Consonne en élégance
Voyelle dans la cadence

L’âme déballe les belles-lettres
Elle lie les mots dans la mesure,
L’écho des rimes
Jusqu’à l’infime
Pour savourer et pour admettre
La renommée de l’écriture

Oblique ou verticale
Classique ou dessinée
Reliée ou détachée
Le trait de l’écriture
Dans la littérature
Prouve l’ardeur
Du créateur

Un panacée à l’heure du spleen
Le thérapeute l’entérine
Un interlude pour le répit
Un baume vers le zen
Le néophyte l’accomplit
L’issue en est sereine

Du temps passé
Jusqu’à nos jours
Les mots gravés
Demeurent toujours